291 personnes regardent cet article2 personnes l'ont ajouté aux favoris
Shopping sur Whoppah
Achetez et payez en toute sécurité avec Protection des acheteursArticles de designer, sélectionnés par WhoppahNous ne payons le vendeur que lorsque vous avez bien reçu l’objet
Moyens de paiement sécurisés
Mieux noté sur
À propos de ce vendeur
Vendeur particulier
Hoegaarden, BelgiqueSur Whoppah depuis avril 2022 • 14 ventes
Art déco de bout en bout.
Fabriqué à la main, peint à la main, la patine des couleurs, la finition…
Mais le plus beau dans ce petit bol, c'est sa palette de couleurs.
Dimensions : 20 x 29 cm – 3 cm de hauteur
La Faïencerie de Wasmuël.
En 1840, la « Faïencerie de Wasmuël » est fondée par Isodore Paulus (1798-1852), fils de Mathieu Joseph Paulus (1768-1830), ancien directeur de la Faïencerie de Nimy en 1798. Isodore lui-même a suivi les traces de son père et est devenu directeur de la manufacture de faïence française d'Onnaing en 1833.
Dans cette petite manufacture de Wasmuël, nouvellement créée, on produisait principalement de la faïence blanche émaillée contenant de l'étain, destinée à un usage domestique et sanitaire. En 1850, Paulus commença à expérimenter les émaux de majolique et la faïence unie… peu après, ces pièces décoratives furent intégrées à la production.
Après sa mort en 1852, son épouse, Joséphine Renau, lui succéda à la direction ; elle modernisa la production en achetant une machine à vapeur et agrandit l’usine. Pendant un quart de siècle, l’entreprise prospéra… mais à la fin des années 1870, elle connut un déclin progressif suite à la crise de l’industrialisation.
En 1878, l’industrie de la faïence en Europe s’effondra complètement.
Vers 1878, Auguste Mouzin (1833-1899), fils de Jean-Pierre Mouzin, alors directeur de la faïencerie de Nimy, et originaire de Nimy, reprit la direction de cette petite usine. Il avait déjà fondé une faïencerie à Tergnier (France). Il acquit méthodiquement les terrains environnants et y fit construire de nouveaux bâtiments… le site
était même relié au réseau ferroviaire.
Avec sept grands fours à bouteilles et une superficie de 4 hectares, l'AMC était alors l'une des plus importantes faïenceries belges. Elle employait 200 ouvriers.
Entourée d'un personnel qualifié, notamment François Dubois, Henri Mahieu, Émile Lombart, Arthur Ollinger, E. Petit, Jean-Baptiste Tastenoe, Frédéric Thurner, Désiré Thon, et bien d'autres, qui changeaient régulièrement de poste, l'entreprise connut une expansion rapide.
Durant cette période, la faïencerie chercha également à se faire connaître à l'étranger en participant à diverses expositions.
En 1893, la France augmenta ses taxes à l'importation sur les produits de luxe, ce qui freina fortement l'exportation d'objets décoratifs en céramique belge. La faïencerie se tourna alors vers la production de vaisselle, d'articles de toilette et de parures de cheminée avec horloge. Après le décès d'Auguste Mouzin, maire de Wasmuël de 1890 à 1899, Eugène Meyer (1853-1907), qui travaillait déjà en étroite collaboration avec Auguste, reprit l'entreprise florissante de son beau-père et poursuivit son développement. La manufacture obtint le statut de société à responsabilité limitée.
Son fils, Henry (1885-1967), succéda à son père à la direction en 1907, suite au décès prématuré de ce dernier. Durant ces quarante-trois années, il fut témoin de diverses transitions stylistiques : éclectisme, Art nouveau, Art déco, Bauhaus, etc. La décoration des objets évolua du travail manuel traditionnel aux techniques de transfert, de pulvérisation et de décalcomanie. La production de grands objets décoratifs et d'ornements en céramique s'arrêta au début de la Première Guerre mondiale. Après la Grande Guerre, la mode changea radicalement. La production en série d'articles du quotidien s'intensifia, les ensembles de meubles de style Art déco et les figurines d'animaux en dentelle craquelée constituant quelques exceptions notables. La participation à l'Exposition universelle de Paris de 1937 fut un franc succès… Henry fut fait membre de la Légion d'honneur.
Durant la Seconde Guerre mondiale, la production se limita à nouveau à la fabrication de faïence domestique… malheureusement, la céramique de luxe n'avait plus sa place.
En raison de la pénurie de matières premières et du coût élevé de la vie, l'usine, comme beaucoup d'autres, connut de graves difficultés après la guerre.
La production cessa en 1951 et l'usine ferma ses portes.
Caractéristiques
ÉtatExcellentCouleursOrangeMatériauCéramiqueQuantité1StyleVintageHauteur3 cmLargeur29 cmProfondeur20 cm